Valorisons chaque talent

Nadia

Nadia est née et a grandi à Kuregem.

Elle est d’origine marocaine et a 24 ans. Nadia travaille en tant qu’infirmière dans un centre médical communautaire. Elle parle le français, l’arabe, le néerlandais ainsi que l’anglais.

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10 maart

Ma situation

Le centre médical local nommé Medikuregem, est un centre où seuls les gens du quartier peuvent y être admis en tant que patients. C’est là que j’y pratique la fonction d’infirmière. Il y a une bonne dynamique dans ce centre.

On s’étaient bien rendus compte que le renvoi des patients âgés vers les autres services ne se passait pas aussi bien que prévu. Plus d’accompagnement est nécessaire. Pendant le projet, j’ai été affectée à temps partiel en tant que connectrice et accompagnatrice de stage dans le réseau de quartier. Cela devrait nous permettre d’améliorer l’orientation des personnes concernées vers les partenaires du quartier. Et en même temps, j’améliore ma connaissance du quartier et de son offre de soins. Cela me donne aussi la possibilité d’améliorer mes compétences en termes de soins en situation interculturelle, et de mise en œuvre de leur accessibilité.

Succès
  • Les organisations de quartier partageaient une volonté forte de libérer du personnel soignant afin de leur permettre de jouer le rôle de connecteur au sien du réseau de quartier. Cela se faisait grâce au bénévolat. La disponibilité du personnel est un premier pas très important, dans le développement d’un réseau de soins de quartier.
  • Grâce à la collaboration avec le projet Citisen dans le quartier de Brabant, on a pu structurer les actions de sensibilisation dans notre quartier.
Difficultés
  • Les professionnels d’organisations de santé locales ne viennent pas tous du quartier. Du coup, il n’est pas toujours facile pour eux d’assurer le rôle de connecteur.
  • Il y a beaucoup de volonté de collaborer entre organisations du quartier, mais il manque un cadre ainsi q’une politique commune.

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9 maart

Devenir accompagnatrice de stage

Je suis mentor de Malika, quelle grande responsabilité! Au début j’ai un peu tâtonné mais j’ai tout de suite vu du potentiel en elle et dans notre collaboration. On est très vite devenu un bon binôme. Aussi bien pour mes patients que pour les gens du quartier.

Regardez la vidéo : Qu’est-ce que votre mentor a signifié pour vous ?

  • Ce-qu’elle m’a apporté ? Bah énormément… déjà une merveilleuse compagnie. Ensuite elle était très motivée, donc elle m’a aussi boosté dans mon travail et mes idées. Elle m’a également appris des choses sur ses origines parce qu’on avait des patients qui étaient issus d’une autre culture. Et voilà quoi, pas mal des choses…

  • J’ai vu qu’elle a beaucoup changé. Dès le premier jour j’ai remarqué ses compétances, mais elles étaient bien cachées. En fait, il s’agissait juste d’un manque d’expérience. Elle avait tout ce qu’il fallait en elle, et ça, je l’ai senti tout de suite.

    Succès
    • Le professionnel, tout comme  l’ambassadeur de soins en formation en apprennent beaucoup sur l’un et l’autre. Ces derniers gagnent en expérience, en connaissances et en savoir-faire. Ils découvrent la culture et le vécu de l’autre.

    • Sur le plan relationnel, tous les binômes ont bien travaillé: la façon dont laquelle ils établissent le contact avec un senior, comment identifier les besoins de soins …

    Difficultés

    Aucune.

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    16 februari

    Début de formation

    Maintenant que j’ai vraiment commencé en tant que mentor, je participe à une formation pour me préparer à ce rôle. Il est intéressant de recevoir des cadres théoriques sur les relations interculturelles et sur l’accessibilité des soins. Et comme on est 10 mentors venant d’organisations différentes, cela me permet d’augmenter mes connaissance en matière d’offre de soins. Et puis je développe un réseau, ce qui rend plus fluides les collaborations et les orientations.

    Succès

    Presque tous les professionnels volontaires avaient des origines migratoires, tout comme les ambassadeurs de soins en formation. Ce mélange de connaissances, de cultures et des différents métiers de la santé a donné un groupe très intéressant et attrayant. A partir de ça, il y a moyen de pratiquer la détection et l’orientation sur un spectre très large.

    Difficultés
    • À ce jour, il est commun pour les professionnels du soin de ne pas travailler à l’échelle du quartier, même quand ils sont parfaitement à même d’endosser un rôle de connecteur. Une infirmière du centre médical local, un animateur de centre de jour, les soignants du service de soins à domicile, les personnes travaillant dans un service de garde, les bénévoles de la BuurtPensioen, les travailleurs de rue ou les collaborateurs d’une maison d’accueil, etc. Toutes les organisation qui ont un impact sur la qualité de vie des seniors ont un rôle à jouer, qu’elle intervienne en matière de soins, d’aide sociale ou de culture.
      C’est clair pour tout le monde, y compris pour les professionnels de soins : le travail de sensibilisation, c’est quelque chose de nouveau et de tout sauf évident. Durant le projet, ils doivent sortir de leur zone de confort et établir des contacts dans le quartier. Ce qui exige des compétences et des connaissances qu’on doit encore construire. Ils découvrent le rôle de connecteur en tant que tel, ainsi que l’organisation et le quartier.
    • Durant la première phase, les professionnels de santé ont été trop peu soutenus dans leur travail de sensibilisation par la formation et la coordination du projet. Un cadre solide a du coup été mis au point pour la deuxième phase, mais il n’a pas pu être mis en œuvre à cause du coronavirus.

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    9 maart

    Ma rencontre avec:

    Malika
    Malika
    Malika
    Malika

    Nous découvrons le quartier ensemble. Nous y recherchons des personnalités de référence, mais cela ne nous donne pas directement accès à des seniors. Cela a finalement pu arriver dès que nous nous mettions à distribuer de la soupe.

    Succès

    Pendant la première phase de test, des évènements publics ont été organisés. Les différents binômes actifs dans le quartier y participaient. Cela permet d’apprendre plein de choses les uns des autres, de mieux collaborer et orienter des personnes, sachant que l’offre est tellement plus diversifiée qu’on ne le pense.

    Difficultés
    • Les connecteurs se rendent d’un trottoir à l’autre pour aller à la rencontre des seniors. Du fait qu’ils n’ont pas de documents officiels pour se légitimer, comme une attestation de la commune par exemple, les seniors sont souvent un peu méfiants à leur égard. Pour construire une relation de confiance avec les aînés, les collaborateurs du réseau local doivent à tout prix être reconnaissable, cela est essentiel. Être reconnaissable, ça donne de la crédibilité.
    • Durant la seconde phase de test, il n’y a malheureusement pas eu moyen d’organiser d’évènements publics à cause de la pandémie.

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    3 mei

    Ma rencontre avec:

    Irina
    Irina
    Irina
    Irina

    Via une distribution de soupe, on a obtenu l’adresse d’une dame du quartier qui vit isolée, prénommée Irina. On est allés frapper à sa porte, mais dans un premier temps elle n’a pas ouvert. Je n’ai pas laissé tomber et j’y suis retournée. Maintenant que j’y repense, je suis contente du résultat. Il est possible de nouer des contacts, même avec des aînés complètement isolés.

    Le devoir d’un ambassadeur de soins est de soutenir les seniors. Il y a des gens à la recherche d’aide, et d’autre qui ne sont pas conscient qu’ils ont besoin d’aide. Notre devoir est d’aller chercher ces personnes et de découvrir leurs besoins. Nous faisons cela en communiquant avec eux et en les observant, dans le but de gagner leur confiance.

     

    Succès
    • Le fait que les binômes aient été aussi diversifiés donnent la possibilité de s’adresser à des personnes et des organisations très différentes (interlocuteurs de la même langue/culture/profil/âge), qui n’auraient pas pu être touchés autrement. Ils se passaient les contacts…
    • Une bonne connaissance du quartier est nécessaire. Cette connaissance, les professionnels de santé l’ont construite ensemble en formation et en assemblée. Certains venaient du quartier, donc ils ont pu fournir des informations facilement. Mais ils redécouvraient également leur quartier car ils portaient un regard différent sur le quartier, avec une nouvelle perspective. La promenade dans le quartier a aussi été une bonne initiative. Elle les a mis en contact avec pas mal d’organisations sociales et leur a donné une vue sur l’historique du quartier.
    • Les actions ponctuelles du groupe, comme la distribution de soupe sur le marché, ont bien marché pour créer des contacts..
    • Du fait de la pandémie, dans la seconde phase de test, on a surtout travaillé à partir des usagers existants des services de santé pour alimenter la confiance.
    • Le grand succès a surtout été leur attitude ouverte et leur enthousiasme à vouloir aider les gens.
    Difficultés

    À cause du coronavirus, la seconde phase de la formation n’a pas pu se passer comme prévu. Les visites à domicile comme les événements étaient hélas devenus impossibles. Cela rendait difficile l’élargissement du réseau autour d’un senior. Les connecteurs ont donc dû se contenter d’appels téléphoniques et de discussions au pas de porte.

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    24 juni

    Comment cette expérience m’a-t-elle changée?

    J’ai appris à connaître le quartier dans lequel j’ai grandi d’une autre façon. J’ai appris qu’avec du temps et de l’attention, il y avait moyen de réorienter les gens, et ce de manière adéquate. Les collègues que j’ai appris à connaître en formation m’ont beaucoup aidé pour ça. Au final, on peux faire en sorte que le bon soin aille à la bonne personne.

    Ça m’a donné une autre vision de la prise en charge de la personne âgée isolée. On est quand même une majorité à faire des visites à domicile donc on va chez les personnes âgées, mais entre aller chez eux et se présenter et aller chez eux pour dire bonjour tout simplement sans connaître la personne, il y a une différence. J’ai trouvé intéressant d’apprendre comment aborder les gens.

    –  Professionnel de soins

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    24 september

    L’avenir

    J’ai suivi ce projet avec plaisir et on a produit beaucoup de résultats, aussi bien pour le quartier que pour la réorientation interne. Le travail est empli de sens, mais je ne suis plus en mesure d’assurer ce rôle. Le projet se termine et cela ne fait pas partie de mes fonctions normales d’infirmière.

    Découvrez le rôle d’un connecteur dans cette  vidéo.

    L’ambassadeur de soins est vraiment la personne qui se trouve entre les seniors et les soignants professionnels tel que les médecins, infirmières,… Parce qu’on a chacun son travail, on a malheureusement jamais le temps de faire attention à tout.

    Succès

    Ce projet a créé plus de temps et de place pour se rencontrer, parler, partager des histoires. Il y avait de l’espace pour le relationnel, cela a produit des connaissances concrètes ainsi que de nouvelles dynamiques au sein des organisations.

    Difficultés

    Dès que le projet a touché à sa fin, les organisations de quartier n’ont plus investi de temps dans le réseau local. Certaines organisations ont d’autres priorités, d’autres sont coincées par des modalités de subvention, etc…

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    made in josworld
    2021, EVA bxl © Copyright

    Ce projet est une initiative d'EVA bxl en collaboration avec plusieurs organisations d'aide sociale et de soins et des prestataires de formation : Aksent, Brusselleer, CitiSen, Cosmos, CVO Brussel, Familiehulp, Forum, Gammes, Groep INTRO, I-mens, Maison BILOBA Huis, Medikuregem et Zoniënzorg.

    Irina, Malika et Nadia sont des personnages fictifs basés sur des personnes réelles et des histoires vraies du projet. Les photos illustrent ces personnages et leurs histoires. Ils ne sont pas une représentation de la réalité.